25 ans après l'engagement du processus de réforme,
les résultats économiques chinois ont dépassé toutes les espérances.
Le PIB de la Chine a atteint 1467 Milliards US$ en 2003, ce qui
place la Chine au 7ième rang mondial juste derrière l'Italie,
et la France qu'elle va dépasser. Le PIB moyen par habitant atteint
désormais 1100 US$, pour une population de 1 300 millions d'habitants
officiellement, soit 20,7% de la population mondiale.
Les
disparités sont toutefois très importantes, 200 millions
d'habitants "seulement" ont un niveau de revenus suffisant
pour leur permettre d'aborder la société de consommation.
Le potentiel de croissance est unique au
monde. La Chine est déjà
le premier producteur mondial dans de nombreux secteurs (acier, ciment,
charbon, engrais, céréales, viandes, coton, habillement, chaussures,
jouets, télévisions, téléphones portables, ordinateurs portables,
appareils photo numériques, lecteurs de DVD, produits blancs ménagers,
…).
Ouverte à l'investissement
étranger, le pays est tout entier tourné vers un objectif prioritaire :
la croissance.
La croissance du PIB chinois a atteint 9,1% en 2003, 9,25% en
2004 et devrait atteindre 8% en 2005.
Le gouvernement
chinois prévoit une croissance du PIB d'un minimum de 7,5 % par an
jusqu'en 2020.
La croissance touche
principalement les villes des régions côtières, ce qui conduit à un
accroissement important des écarts de niveau de vie entre les régions
côtières et les régions intérieures, ce qui peut présenter à terme un
risque d'explosion sociale.
La Chine bénéficie d'un
réservoir de main d'oeuvre exceptionnel. 300 millions de Chinois de la
campagne vont migrer vers les zones urbaines d'ici 10
ans.
Une particularité du miracle
chinois est le recours massif à l’investissement étranger, dès les
premières étapes de la réforme industrielle. Démarrée au milieu des
années 80 puis relancée en 1992, celle-ci cherche à utiliser au mieux
les fonds et surtout le savoir-faire étranger en matière de gestion,
d’approvisionnement et de distribution internationale.
L’acquisition accélérée de ces
compétences, principalement à partir de la diaspora chinoise, puis de
l’ensemble des industriels asiatiques et occidentaux, a fait gagner à la
Chine un temps précieux.
En 2002 et 2003, la Chine
continentale s'est placée au premier rang des pays d'accueil des
investissements étrangers : 55 Milliards US$ de capitaux étrangers y ont
été investis en 2003, un montant équivalent a été investi au cours des
10 premiers mois de 2004. 50% des capitaux étrangers seraient d'origine
taiwanaise.
Les 550 milliards US$ de
capitaux étrangers investis en Chine, rapporteraient 20 milliards US$ de
dividendes par an et 30 à 35 milliards US$ de royalties et de licences
par an.
Les entreprises à capitaux
étrangers réalisent aujourd'hui 30% de la production industrielle et 54%
du commerce extérieur.
La France exporte pour 4
Milliards € en Chine, et importe pour 12 Milliards € de Chine. La part
de marché français est de 1,4% contre 5% pour les allemands, 16,8% pour
les japonais, 8% pour les américains. 3500 PME-PMI françaises exportent
vers la Chine.
La
Chine est un pays émergent qui cherche des technologies à
l'étranger et qui s'équipe
pour produire afin de répondre à la demande de son marché intérieur,
mais aussi pour exporter.
La
Chine effraie comme concurrente, mais fait aussi peur comme partenaire
devenu incontournable.
Le
meilleur moyen d’accompagner cet essor consiste pourtant à tenter d’en
comprendre la dynamique le faire jouer à l’avantage de la France,
d'identifier la possibilité de partenariats
"gagnant-gagnant" entre entreprises françaises de taille
moyenne avec des entreprises chinoises pour vendre sur le marché chinois
ou gagner en compétitivité sur les marchés tiers.
(source : Ministère de l'Economie
Française)
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