SHANGHAI  La capitale économique de la Chine
Plus de 300 immeubles de plus de 20 étages
sont en construction en ce moment
 
L'économie de Shanghai trouve sa cohérence en s’inscrivant dans un ensemble plus vaste, comprenant, hormis la ville elle-même, les provinces du Jiangsu, du Zhejiang et de l’Anhui. Cette zone correspond en outre aux circonscriptions consulaires et économiques françaises de la Chine de l’Est.
 
Son PIB total a atteint 319 milliards d’euros courants en 2003, pour une population totale de 200 millions d’habitants, soit un PIB par habitant de 1595 €.
 
En 2003, ce territoire accueillait 46 milliards d’euros de flux d’investissement direct étranger (+49,5%), soit plus de la moitié des investissements étrangers en Chine.
  Présentation rapide : 
 
 
Le Bund (ex concession internationale)
 
 
Zone commerciale piétonne
 
 
Au coeur de l'ex-concession française
 
Les chinoises sont très belles !
 
 
 
 
 
 
 
Le développement de Shanghai est tiré par une intégration croissante avec son arrière-pays. Le PIB de la Chine de l'Est pourrait bientôt atteindre le double de celui de la Pologne ou de l'Indonésie. Au rythme de croissance actuelle, la Chine de l'Est pourrait, à elle seule, devenir plus riche que le Brésil tout entier en moins de
4 ans.
En termes de commerce extérieur, Shanghai présente paradoxalement une balance commerciale négative avec le reste du monde; mais la métropole est entourée de régions à forte dominante exportatrice (Jiangsu, Zhejiang).
 
En 2003, les importations de Shanghai ont augmenté de 57,4% (53 milliards d’euros), alors que les exportations croissaient de 51,2% (40 milliards d’euros). La France est le deuxième exportateur européen vers Shanghai en 2003 (2,8% du total des exportations). Ses exportations vers le port de Shanghai représentent plus de 40% du total de ses exportations vers la Chine.

La région représente 14% de la population chinoise, mais près du tiers du PIB national et des flux d’investissement direct étranger nationaux.
La concentration urbaine est très forte. A elles seules, les 15 villes principales de l’estuaire du fleuve Changjiang (Yangtsé), abritant 5% de la population totalisent un PIB de 228 milliards d’ d’euros en 2003. Le PIB par habitant y atteint le triple de la moyenne nationale.
En 2003, ces villes accueillaient 21,2 milliards d’euros de flux d’investissement direct étranger (+49,5%).
 
Shanghai est considérée comme la tête de dragon de cet ensemble qui comprend (dans l’ordre décroissant de richesse) des villes comme Suzhou, Hangzhou, Wuxi, Ningbo, ou Nankin. Cette classification économique ne coïncide pas avec la hiérarchie administrative, les capitales provinciales étant devancées par des villes de moindre rang comme Suzhou, Ningbo, ou Wuxi.
 
La conurbation a été classée comme le sixième pôle urbain mondial après le Nord-Est des Etats-unis, le Nord-Ouest européen, la région des grands lacs américains, la mégalopole située autour de Tokyo et le grand Londres.
 
Les disparités géographiques sont aussi fortes en Chine de l’Est que dans le reste du pays. La province de l’Anhui, qui commence à attirer les investisseurs (Unilever, Elco, Brandt), reste à l’écart du développement des côtes, avec un PIB par habitant de 560 euros par habitant.
 
La ville de Shanghai se singularise avec un PIB par habitant de 3150 dollars pour une population de 16,5 millions d’habitants, (4150  euros officiellement pour une population réduite à 14 millions d’habitants en ne comptant que les titulaires d’un permis de résident permanent - hukou).
 
Même si aujourd’hui il y a moins de Shanghaïens au pouvoir à Pékin, et même si la réussite de Shanghai suscite des jalousies, on voit mal ce qui pourrait arrêter la dynamique de la capitale économique du pays. Shanghai est une des principales villes phares d’Asie.
 
Source mission économique.